Roland-Garros - Internationaux de France - Histoire | Fédération Française de Tennis

L'histoire des Internationaux de France

L'origine du plus grand tournoi du monde sur terre battue

Créé en 1891, le légendaire tournoi parisien est devenu international en 1925 pour asseoir définitivement son rang de Grand Chelem.

Avant de devenir l'événement que l'on sait, le tournoi eut d'abord un caractère plus "modeste". Mais la première finale de Coupe Davis des Mousquetaires organisée à Paris en 1928 allait tout accélérer. Retour sur l'histoire d'une épreuve dont l'une des originalités est de porter le nom d'un aviateur, Roland Garros.

1925 : on ouvre !

La première édition de ce qui deviendra l'un des quatre piliers du jeu de tennis voit le jour en 1891. Elle est ouverte seulement aux joueurs inscrits dans des clubs français. A partir de 1912, sur ses installations de la Faisanderie dans le parc de Saint-Cloud, le Stade Français accueille les championnats du monde sur terre battue. Mais comment alors se passionner pour un tournoi, réservé exclusivement aux joueurs locaux (et aux étrangers des clubs français), alors que même les tricolores brillent sur la scène internationale, à Wimbledon notamment ?

Lors des championnats de France, en 1924, disputés sur les courts du Racing, les demi-finales ont pourtant de l'allure : Borotra face à Brugnon et Lacoste contre Cochet ! Faut-il encore leur offrir une épreuve à leur mesure. La Fédération ne tergiverse pas et décide qu'en 1925 les Championnats de France seront désormais ouverts aux meilleurs joueurs étrangers, devenant ainsi les Internationaux de France. Le Stade Français et le Racing Club de France accueilleront en alternance ce rendez-vous.

1927 : coup de tonnerre à Philadelphie

Jacques « Toto » Brugnon, Jean Borotra, Henri Cochet et René Lacoste réussissent l'exploit de conquérir la Coupe Davis sur le sol américain. Les Mousquetaires sont nés. Pour la revanche, en 1928 à Paris, l'événement réclame un cadre à la mesure de son retentissement. Le Stade Français élabore le projet d'un complexe et loue un terrain de trois hectares situé près de la Porte d'Auteuil, propriété du Conseil de Paris. Le club ne pose qu'une seule condition : que le stade porte le nom de l'un de ses membres, Roland Garros, décédé dix ans plus tôt. C'était un pionnier de l'aviation, qui a réussi la première traversée de la Méditerranée le 23 septembre 1913.

Deux jeunes femmes, Miss Bennett et Madame Lafaurie, ont l'honneur de fouler, les premières, la terre battue du Central dans le cadre d'une rencontre France-Grande-Bretagne. Deux jours plus tard débutent les premières épreuves de double des Internationaux de France, qui vivent donc leur première édition à Roland-Garros. A la fin de l'été, les Mousquetaires font honneur au stade en conservant le Saladier d'Argent, ce qu'ils feront jusqu'en 1933.

Après-guerre : de l'essor à l'âge d'or

Annulé de 1940 à 1945 en raison de la guerre, le tournoi prend peu à peu son essor. Il est le premier tournoi du Grand Chelem à devenir Open en 1968. Depuis, Björn Borg (six titres), en plein âge d'or du tennis, ainsi qu'Ivan Lendl, Mats Wilander ou encore Gustavo Kuerten ont, entre autres, écrit quelques grandes pages d'une épreuve dont la renommée n'a cessé de grandir. Rafael Nadal, lui, règne sans partage sur l'épreuve depuis son premier titre en 2005. Yannick Noah a, lui aussi, marqué Roland-Garros de son empreinte en 1983. Il est à ce jour le dernier Français à s'être imposé en simple.